Plusieurs centaines de directeurs du secondaire réunis à Bruxelles: "Nous sommes inquiets"
Accompagnés d'enseignants, de secrétaires et même d'élèves, ils ont exprimé leur colère durant plus de deux heures devant le siège des Engagés.

- Publié le 26-05-2026 à 19h14
- Mis à jour le 26-05-2026 à 19h15

Ce mardi 26 mai, plusieurs centaines (400 selon le PS) de directeurs de l'enseignement secondaire catholique, ainsi que d'autres collègues des réseaux WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement) et FELSI (Fédération des établissements libres subventionnées indépendants), se sont rassemblés devant le siège des Engagés à partir de 10h00. Accompagnés d'enseignants, de secrétaires et même d'élèves, ils ont exprimé leur colère durant plus de deux heures. Une délégation a finalement été reçue par le président des Engagés Yvan Verougstraete. "Ce que nous demandons aux Engagés, c'est de relancer une véritable concertation avec le terrain, ce qui est excessivement compliqué avec la ministre Glatigny", a expliqué Alain Koeune, président de la FEADI (fédération des associations de directions de l'enseignement secondaire catholique).
Dénoncer l'ensemble des mesures
L'objectif du mouvement était de manifester leur opposition au décret-programme dont le vote au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était initialement prévu demain, 27 mai, mais devrait finalement être reporté à juin - de quoi étendre le préavis de grève jusqu'au 10 juillet. Plus largement, ce regroupement de directeur visait aussi à dénoncer l'ensemble des mesures prises par le gouvernement de la FWB au cours de la législature.
Des directeurs "inquiets"
Des décisions qui impactent lourdement les écoles, les enseignants et les élèves, en particulier ceux qui sont précarisés, assure Alain Koeune. "Nous sommes inquiets du manque de perspectives cohérentes pour notre enseignement. De plus, le mode de gouvernance actuel nous semble remettre en cause les fondements démocratiques basés sur la concertation et le dialogue, valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés et que nous transmettons au sein de nos établissements", déplore-t-il encore.
