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Jacques Vandermeiren (CEO du port d'Anvers): "On rentre dans une période tout à fait critique pour la Belgique"

L'Invité Eco | Le port d'Anvers est incontournable pour l'économie belge, et tente un coup de poker pour les prochaines décennies. Mais rien n'est encore totalement joué. Entretien avec Jacques Vandermeiren, le CEO du port.

Le CEO du port d'Anvers, Jacques Vandermeiren, est à la croisée des chemins au niveau de la question du captage et de la séquestration carbone. Un business potentiellement incontournable climatiquement mais complexe à mettre en place.
Le CEO du port d'Anvers, Jacques Vandermeiren, est à la croisée des chemins au niveau de la question du captage et de la séquestration carbone. Un business potentiellement incontournable climatiquement mais complexe à mettre en place. ©JC Guillaume

Une pieuvre tentaculaire, avec ses ramifications que sont les cours d'eau, et un terrain de jeu planétaire. Peu de personnes ou d'entreprises peuvent prétendre être au cœur de l'économie d'un pays comme l'est le port d'Anvers. Près de 5 % du PIB belge est généré par les activités en lien avec le port. Et ce dernier prend sa commission au passage.

Si le grand public en entend beaucoup parler pour les saisies de cocaïne, c'est oublier à quel point d'autres marchandises, bien moins problématiques, inondent l'Europe ou la quitte depuis Anvers. Mais Jacques Vandermeiren, le "big boss" du poumon économique belge, ne se repose pas sur ses lauriers et voit déjà une menace pointer le bout de son nez : celle de voir l'Europe devenir de plus en plus "cliente" de producteurs étrangers, et de moins en moins "fournisseuse".

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