Révocation Bellens: "Un dossier solide, mais le juge devra décider"
Johan Vande Lanotte est confiant dans le fait qu'il ne faudra pas payer d'indemnités de licenciement à Didier Bellens. "La confiance n'y était plus, nous n'avons souvent pas réagi à ses déclarations", a-t-il expliqué lundi soir. "C'est un dossier assez solide, mais le juge devra en décider."
- Publié le 18-11-2013 à 20h20
- Mis à jour le 20-02-2014 à 15h47

"Nous avons été assistés par des avocats sérieux. Notre motivation a été correcte", a déclaré le ministre de l'Economie Johan Vande Lanotte (sp.a) lundi soir dans Terzake à propos de la révocation du CEO de Belgacom Didier Bellens. Johan Vande Lanotte est confiant dans le fait qu'il ne faudra pas payer d'indemnités de licenciement à Didier Bellens. "La confiance n'y était plus, nous n'avons souvent pas réagi à ses déclarations", a-t-il expliqué lundi soir. "C'est un dossier assez solide, mais le juge devra en décider."
Le successeur de Didier Bellens devrait être francophone, a laissé entendre le ministre. C'est logique, selon lui, car le président du conseil d'administration, Stefaan De Clerck, est néerlandophone. Le nouveau patron gagnera sans doute plus de 290.000 euros par an car Belgacom est cotée en bourse.
Didier Bellens remercie les travailleurs de Belgacom dans un courriel
Les travailleurs de Belgacom ont tous reçu un e-mail lundi de la part de Didier Bellens, désormais ex-administrateur délégué de l'entreprise. L'information circulant sur les réseaux sociaux a été confirmée par la porte-parole de Belgacom. Dans ce courriel, Didier Bellens "remercie le personnel pour les dix années de collaboration", qu'il qualifie d'"extraordinaires et inoubliables". Il exprime également sa gratitude envers l'ensemble des équipes, "qui ont réussi à moderniser l'entreprise", et envers "les organisations syndicales, le Conseil d'Administration et l'actionnaire majoritaire".
"Quelles que furent les circonstances auxquelles j'ai été confronté, l'intérêt de l'entreprise a toujours été ma préoccupation principale", écrit Didier Bellens. "Des événements extérieurs, qui n'ont aucun lien avec la qualité et les résultats du travail mené ensemble, m'obligent aujourd'hui à prendre congé de vous", a-t-il ajouté, se disant "admiratif" de ce que chacun a réalisé pour l'entreprise. "Je suis confiant pour son avenir", a-t-il conclu.
Didier Bellens a été révoqué vendredi car le gouvernement fédéral a estimé que les incidents et polémiques qui se sont répétés ont entamé la relation de confiance entre l'ex-CEO et l'État, actionnaire majoritaire de l'entreprise.
