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Notre dossier sur l'extrême droite : la tache s'étend en Europe

"Patriotes", "conservateurs", "défenseurs des valeurs chrétiennes", "de la laïcité" ou, plus simplement, "de droite"., l'ombre des défenseurs de l'extrême droite plane sur l'Europe,

<p>Georgia Meloni lors d'une déclaration à son siège de campagne, à Rome, le 26 septembre 2022.</p>
Georgia Meloni lors d'une déclaration à son siège de campagne, à Rome, le 26 septembre 2022. ©AFP

Les poussées électorales des partis d'extrême droite ne tiennent plus de l'accident. Ces formations sont désormais représentées, et parfois largement, dans les assemblées parlementaires de quasiment tous les pays de l'Union européenne. Leurs idées, comme celles du Vlaams Belang en Flandre, ont lentement percolé dans l'espace politique, et imprégné d'autres partis. On a vu des coalitions gouvernementales minoritaires accepter le soutien parlementaire de l'extrême droite et donc s'en trouver tributaires - le PVV néerlandais a appuyé le premier gouvernement de Mark Rutte par exemple et les Démocrates de Suède sont la béquille parlementaire de l'exécutif dirigé par Ulf Kirstersson, pour ne citer qu'eux. Ces partis d'extrême droite participent ou ont participé à des gouvernements aussi - le FPÖ autrichien, la Lega, etc. Et certains peuvent désormais prétendre à la victoire dans des élections nationales. La perspective du Rassemblement national à la présidentielle française n'est plus un scénario de politique-fiction. Et l'Italienne Giorgia Meloni, fondatrice du parti d'inspiration fasciste Fratelli d'Italia, a été nommée vendredi à la tête du Conseil des ministres.

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