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Bruno Colmant: "Je comprends la logique politique de la reprise des centrales nucléaires, mais combien cela va-t-il coûter à l'État ?"

L'ouverture de négociations exclusives entre le groupe français Engie et l'État soulève de très nombreuses questions. Notamment budgétaires…

Bruno Colmant
Bruno Colmant s'interroge sur les conséquences financières d'un accord entre l'Etat belge et Engie.

La nouvelle a pris beaucoup de monde par surprise ce jeudi matin, à la veille du 1er mai. Le groupe énergétique français Engie, maison-mère d'Electrabel, est donc entré en négociations exclusives avec l'État belge afin que ce dernier puisse reprendre le contrôle du parc nucléaire de notre pays. En conséquence, les opérations de démantèlement lancées sur certaines centrales belges sont, à ce stade, suspendues.

Si elles aboutissent à un accord, ces négociations marqueront un tournant majeur avec la reprise en main par la puissance publique d'un secteur – l'énergie – évidemment hautement stratégique pour la compétitivité de notre économie. C'est aussi évidemment un enjeu climatique et de souveraineté nationale dans un contexte géopolitique de plus en plus instable, marqué ces dernières années par de nombreux chocs énergétiques consécutifs à la guerre en Ukraine et plus récemment au conflit au Moyen-Orient.

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