L'euro en hausse face à un dollar oscillant au gré de commentaires sur la Fed
L'euro s'affichait en légère hausse face au dollar lundi en fin d'échanges new-yorkais après avoir oscillé en réaction à des propos d'un responsable de la banque centrale américaine (Fed) relançant les spéculations sur les intentions de l'institution.
- Publié le 18-11-2013 à 23h30
- Mis à jour le 19-11-2013 à 09h51

L'euro s'affichait en légère hausse face au dollar lundi en fin d'échanges new-yorkais après avoir oscillé en réaction à des propos d'un responsable de la banque centrale américaine (Fed) relançant les spéculations sur les intentions de l'institution.
Vers 22H00 GMT (23H00 à Paris), l'euro valait 1,3507 dollar contre 1,3493 dollar vendredi à la même heure.
La monnaie unique européenne reculait un peu face à la devise japonaise, à 135,06 yens contre 135,16 yens vendredi.
Le dollar était également en légère baisse face à la monnaie nippone, à 100,00 yens contre 100,12 yens vendredi.
Le dollar, qui avait démarré la séance en baisse face à la monnaie unique, "a repris un peu de vigueur et est repassé sous la barre des 1,35 dollar pour un euro au moment où William Dudley tenait des propos interprétés par le marché comme plutôt optimistes", souligne David Solin de Foreign Exchange Analytics.
Le président de l'antenne locale de la Fed de New York a de fait affirmé lundi distinguer "des signes préliminaires" que l'économie américaine allait mieux et a espéré "que cela marque un tournant" pour le pays.
Les cambistes ont "dans un premier temps sans doute estimé que ces propos signifiaient éventuellement une réduction prochaine des aides de la Fed", ce qui a relâché la pression sur le billet vert, indique David Solin.
L'institution injecte chaque mois 85 milliards de dollars via des rachats d'actifs par mois, une politique qui accroît la masse monétaire en circulation et donc déprécie la monnaie américaine.
"Mais il n'a par la suite donné aucun signe qu'il comptait se prononcer en faveur d'une diminution du soutien de la Fed lors de sa prochaine réunion en décembre, et le dollar est de nouveau reparti à la baisse", relève l'expert de Foreign Exchange Analytics.
La monnaie américaine est en effet tirée vers le bas depuis que l'actuelle vice-présidente de la Fed, Janet Yellen, qui devrait remplacer Ben Bernanke à la tête de l'institution début 2014, a défendu la semaine dernière lors de son audition au Sénat le maintien d'une politique monétaire ultra-accommodante tant que le chômage n'est pas plus bas et la croissance plus vigoureuse.
Les indicateurs sur l'économie américaine publiés ces dernières semaines ont été de nature à renforcer les inquiétudes de Mme Yellen sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, réduisant encore les chances d'une réduction des aides en décembre.
Le prochain comité de politique monétaire (FOMC) doit se réunir les 17 et 18 décembre.
Pour David Solin, l'euro bénéficiait également lundi d'un environnement favorable aux actifs jugés plus risqués illustré par le nouveau record atteint par l'indice Dow Jones à Wall Street, qui a pour la première fois franchi en séance le seuil symboliques des 16.000 points.
Cela a renforcé un peu l'appétit pour le risque d'investisseurs qui avaient déjà vendredi, selon Joe Manimbo de Western Union Business Solutions, "réagi favorablement à la promesse de la Chine de stimuler encore plus la croissance de la deuxième puissance économique mondiale".
Pékin a en effet annoncé en fin de semaine dernière un train de réformes économiques plus vastes qu'attendu en faveur du secteur privé.
Vers 22H00 GMT, la livre britannique baissait face à l'euro, à 83,84 pence pour un euro, ainsi que face au dollar, à 1,6108 dollar pour une livre.
La devise helvétique reculait légèrement face à l'euro, à 1,2329 franc suisse pour un euro, et montait face au dollar, à 0,9127 franc suisse pour un dollar.
La devise chinoise a terminé à 6,0920 yuans pour un dollar contre 6,0925 yuans vendredi.
L'once d'or a fini à 1.283,50 dollars au fixing du soir, contre 1.287,25 dollars vendredi.
