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Pollution aux Pfas : "Les gens semblent surpris et abattus par l'ampleur des résultats"

Après plusieurs semaines d'attente, les conclusions du biomonitoring sont tombées ce mardi. Au cœur du Hainaut, les données fournies par l'Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) suscitent des sentiments mitigés chez les habitants.

PFAS Photos Biomonitoring humain
Au cœur du Hainaut, les données fournies par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) suscitent des sentiments mitigés chez les habitants. ©EDA

Léa Vandenneucker n'a que 21 ans. Originaire de Tongre-Saint-Martin, une section rurale de la commune de Chièvres, cette jeune femme privilégie la consommation de produits locaux et porte une attention particulière à sa santé. A priori, aucune raison de s'inquiéter ? Pas vraiment. Comme 1 836 autres personnes, elle a pourtant décidé de se soumettre à une prise de sang afin de connaître les taux de Pfas contenus dans son organisme. Les résultats sont tombés lundi matin : elle affiche 14,21µg par litre. Ce qui représente un risque modéré. "Je suis triste et en colère. On se doutait qu'on était pollué, mais on ne savait pas à quel point. Dans quelques années, je souhaiterai avoir un enfant, alors ces chiffres m'interpellent beaucoup. Est-ce que mon enfant va naître en bonne santé ? Est-ce qu'il va porter un handicap ? ", lance-t-elle. De vives interrogations alimentées par des résultats peu compréhensibles, selon l'Hennuyère. "Le document comporte onze pages et beaucoup de termes scientifiques, mais rien de concret."

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