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"A l'annonce du médecin, à mes 15 ans, je suis restée pétrifiée. C'était anti-sexy et ça a été la honte de ma vie"

À 46 ans, enseignante et maman de trois enfants, Stéphanie, née avec une malformation cardiaque, collectionne les pacemakers. Elle en est à son quatrième, dont elle est aujourd'hui totalement dépendante.

Stéphanie Ovyn
Stéphanie est née avec une malformation cardiaque. ©Jean Luc Flemal

Au passage, elle s'empare d'un fascicule préparé sur une table et lance, avant de s'installer pour commencer l'entretien : "Je le prends parce que, à 46 ans, je ne sais toujours pas bien expliquer ce que j'ai. Alors, j'ai révisé…" La brochure en question s'intitule "Guide des cardiopathies congénitales de l'adulte". Destinée aux patients, cette publication des Cliniques universitaires Saint-Luc présente diverses pathologies cardiaques. Stéphanie tourne les pages pour s'arrêter sur un article illustré d'un schéma représentant un cœur et des artères, en bas de page 11, qu'elle pointe du doigt. "Transposition des gros vaisseaux (TGV), voilà ce que j'avais à la naissance, nous indique-t-elle avant d'enchaîner dans la foulée, comme pour mettre un peu de légèreté, TGV, comme le train ! En gros, l'artère et l'aorte sont inversées, ce qui fait qu'on n'est pas oxygéné correctement. Je suis devenue bleue très rapidement après être née. Les médecins ont interdit à ma maman de me toucher et j'ai été immédiatement embarquée pour être transférée d'Ixelles vers un hôpital universitaire".

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