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Mort de Ratko Mladic, le général génocidaire de la guerre de Bosnie

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, condamné à perpétuité par la justice internationale, notamment pour le massacre de Srebrenica en 1995, est mort jeudi en détention, à La Haye.

Christophe Lamfalussy
(FILES) Ex-Bosnian Serb military chief Ratko Mladic sits in the defendant box prior to the hearing of the final verdict on appeal against his genocide conviction over the 1995 Srebrenica massacre, Europe's worst act of bloodshed since World War II, on June 8, 2021 at the International Residual Mechanism for Criminal Tribunals (IRMCT) in The Hague. Former Bosnian military Serb leader and war criminal Ratko Mladic has died in a prison hopsital in the Hague, according to Serbian state broadcaster RTS on August 27, 2026, after suffering several strokes. Mladic, 84, was dubbed the "Butcher of Bosnia" for his role in the 1995 Srebrenica massacre during the Bosnian war. (Photo by Jerry Lampen / ANP / AFP) / Netherlands OUT
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic est mort, a annoncé jeudi la télévision publique serbe. ©AFP or Licensors

Si un des acteurs de la guerre yougoslave personnifiait la campagne de purification ethnique, c'est bien Ratko Mladic, le général serbo-bosniaque. Condamné en 2017 pour génocide, crimes contre l'humanité et violations des lois de la guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye, il est décédé ce jeudi, à l'âge de 84 ans, dans un centre de détention des Nations unies situé dans la capitale des Pays-Bas.

Ce fils de paysan serbe, formé à l'école de l'armée yougoslave, portait sur ses épaules la (co)responsabilité des pires atrocités commises pendant le conflit qui s'étira entre 1991 et 1995. Les Bosniaques sont hantés par le siège de Sarajevo et les massacres de Srebrenica. La communauté internationale, qui peut aussi avoir la mémoire longue, se souvient qu'il fut en 1995 à la base de la capture de 200 observateurs non armés de l'Onu, attachés à des poteaux d'électricité ou séquestrés en guise de représailles contre des frappes aériennes de l'Otan. S'attaquer aux civils, frapper les innocents, terroriser… tel était le leitmotiv du chef de l'état-major de l'armée des Serbes de Bosnie (VRS), qui un jour réclama à ses paysans artilleurs qui bombardaient Sarajevo : "Tirez, tirez leur dessus jusqu'à leur faire exploser la cervelle."

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