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Une enquête révèle l'existence de "safaris humains", auxquels des Belges auraient participé : "On ne parle pas seulement de quelques psychopathes"

Entre 1992 et 1995, des Occidentaux fortunés auraient payé d'importantes sommes d'argent à l'armée serbo-bosniaque pour tirer sur des civils à Sarajevo pendant la guerre de Bosnie. Une enquête italienne révèle l'existence de ces "safaris humains" auxquels des Belges auraient participé.

A Bosnian special forces soldier returns fire 06 April 1992 downtown Sarajevo as he and civilians come under fire from Serbian snipers. The Serb extremists were shooting from the roof of a hotel at a peace demonstration of some of 30,000 people as fighting between Bosnian and Serb fighters escalated in the capital of Bosnia-Hercegovina. (Photo by MIKE PERSSON / AFP)
Un soldat des forces spéciales bosniaques riposte à des tirs, le 6 avril 1992, dans le centre-ville de Sarajevo, alors que lui et des civils sont pris pour cibles par des tireurs serbes.

"On est passé de la banalité du mal, le concept d'Hannah Arendt, à l'indifférence du mal. Ces personnes tiraient sur d'autres humains juste pour affirmer leur supériorité", déplore Ezio Gavazzeni, l'écrivain italien dont les recherches sont à la base d'une enquête que vient récemment d'ouvrir le parquet de Milan.

L'hypothèse des procureurs est qu'entre 1992 et 1995, des Italiens, mais pas seulement, auraient payé des membres de l'armée serbo-bosniaque de Radovan Karadzic, condamné pour génocide et crimes contre l'humanité en 2016 par la Cour pénale internationale, pour aller tirer sur des civils sans défense à Sarajevo et dans d'autres villes assiégées pendant la guerre des Balkans.

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