Prime de 10 000 dollars, repas gratuit, accès à la salle de sport...: cette entreprise tente par tous les moyens de réduire le télétravail
Les employés de Cameo peuvent s'attendre à différents avantages s'ils cessent de télétravailler.

- Publié le 25-02-2025 à 17h20

L'entreprise américaine Cameo aimerait que ses employés arrêtent de télétravailler et qu'ils se rendent plus souvent au siège de l'entreprise à Chicago. Pour les convaincre de réduire leur travail à distance, l'entreprise offre aux 20 employés qui entrent dans les conditions d'un travail en présentiel du lundi au jeudi à Chicago, un chèque de 10 000 dollars. Ce n'est pas tout, afin de mettre toutes ses chances de son côté, Cameo leur propose aussi un déjeuner gratuit, un accès au parking gratuit et un accès à la salle de sport sur place.
Steven Galanis, le PDG, explique à CNBC : "Dérouler le tapis rouge est notre première valeur d'entreprise, et nous avons vraiment voulu faire du siège social un avantage, pas une punition. Nous savons que nous vous demandons davantage de renoncer à cette flexibilité, et nous voulions vous récompenser pour cela."
L'entreprise a eu cette idée suite aux différentes déclarations d'employés expliquant qu'ils accepteraient d'être moins rémunérés en échange de plus de télétravail. Les membres de la direction de Cameo se sont alors dit que l'inverse pourrait également être vrai.
Une somme "significative"
Steven Galanis explique que le montant de 10 000 dollars n'a pas été choisi au hasard, le décrivant comme "une somme significative" : "Cela pourrait faire la différence entre le fait qu'ils puissent obtenir un appartement en ville ou qu'ils soient obligés de prendre le train parce qu'ils vivent avec leurs parents en banlieue." Si la présence au siège de l'entreprise est largement recommandée du lundi au jeudi, le télétravail est autorisé le vendredi :"Nous espérons que le vendredi pourra être un jour flexible où les travailleurs pourront s'occuper de leurs rendez-vous chez le médecin et d'autres besoins personnels", explique Steven Galanis.
Si la direction a clairement fait part de son souhait de voir les employés sur place plus souvent, aucun contrôle ne sera effectué : "Nous sommes des adultes ici", ajoute le PDG.
