GSK: Les licenciements concerneront tous les départements et les syndicats craignent une autre vague, plus discrète
La direction a dévoilé aux syndicats des éléments de sa stratégie industrielle post-restructuration et donné les chiffres des pertes d'emplois envisagées, département par département.
- Publié le 12-02-2020 à 18h46
- Mis à jour le 19-02-2020 à 14h53

La direction a dévoilé aux syndicats des éléments de sa stratégie industrielle post-restructuration et donné les chiffres des pertes d'emplois envisagées, département par département.
Mercredi, à la sortie du second conseil d'entreprise extraordinaire de la procédure Renault en cours chez GSK, les syndicats évoquaient un climat de discussions "cordial, très correct". Ils ont soumis à la direction de la filiale belge du groupe pharmaceutique une partie des très nombreuses questions collectées auprès du personnel.
Des employés et cadres qui y voient désormais un peu plus clair quant aux intentions de la direction en ce qui concerne les suppressions d'emplois. Pour rappel, 720 postes en CDI sont menacés, auxquels s'ajoutent 215 CDD qui ne devraient pas être reconduits. "C'est plutôt du saupoudrage dans les différents départements, même si 170 emplois sont menacés dans la fabrication et qualité et que l'impact de la restructuration sera important dans les fonctions support (finances, ressources humaines, etc.)", annonce Ludovic Calonne, délégué principal Setca.
Le permanent CGSLB Mickaël Bonneau craint manifestement que GSK ne s'arrête pas "en si bon chemin", après la procédure Renault. "Il pourrait bien y avoir une seconde phase plus discrète, plus pernicieuse, des dégâts collatéraux dans les services touchés par les licenciements collectifs, avec un personnel restant à qui on va peut-être dire qu'il ne convient plus. GSK n'enchaînera pas deux procédures Renault car ce serait très mauvais pour son image. Ces gens pourraient alors être 'sortis' petit à petit", avance-t-il. "D'où l'idée d'essayer de négocier un plan social étendu à un an ou deux, afin que ceux qui seraient licenciés hors de cette procédure Renault puissent bénéficier des mêmes conditions de départ que ceux qui seront licenciés collectivement."
La direction de GSK a également dévoilé aux représentants du personnel sa stratégie industrielle après la restructuration, avec une concentration du département Recherche & Développement sur le site de Rixensart, même si certaines activités R&D resteront à Wavre et Gembloux. A cette fin, des travaux de rénovation des bâtiments sont en cours à Rixensart, un site dans lequel GSK n'a pas investi depuis 20 ans, signale Ludovic Calonne.
Le prochain conseil d'entreprise est fixé au mercredi 19 février.
