Pourquoi la Team Belgium a déjà réussi ses Jeux d'hiver
Depuis 2018, une véritable stratégie a été mise en place pour soutenir les athlètes pouvant être sélectionnés pour les Jeux d'hiver.

- Publié le 07-02-2026 à 16h01

Plus de 1 500 personnes, issues de 42 délégations, se sont installées ces derniers jours au village olympique de Milan. Parmi elles, la délégation belge compte environ 80 personnes, dont un contingent de 30 athlètes du Team Belgium qui se produiront sur les pistes, les patinoires et dans les stades de biathlon aux JO d'hiver. Une participation record qui ne doit rien au hasard.
Depuis une petite dizaine d'années, une véritable stratégie a été mise en place dans notre pays pour soutenir les athlètes pouvant être sélectionnés pour les Jeux d'hiver, comme le raconte l'Allemand Olav Spahl, chef de la délégation belge à Milan/Cortina. "L'idée a notamment été de doubler, à partir de 2018, les moyens qui étaient consacrés jusque-là aux JO d'hiver, pour soutenir des sports qui sont traditionnellement plus coûteux que les disciplines pratiquées en été. Cela a été fait au niveau de Sport Vlaanderen, qui a donné le ton, et de l'Adeps (les deux organismes publics chargés de promouvoir le sport, de gérer les infrastructures et d'accompagner les athlètes de haut niveau, NdlR) ; mais aussi par le Comité olympique belge (COIB) et la Communauté germanophone". Les fédérations représentant les différentes disciplines et les sponsors du COIB (Delhaize, Belfius, Loterie nationale, Brussels Airport…) y ont été également de leur poche, si bien que le budget consacré aux JO d'hiver approche aujourd'hui les 4 millions d'euros par an.
Stages à l'étranger, technologies, infrastructures…
Comment ce budget est-il utilisé ? "Nous envoyons une grande partie de nos athlètes s'entraîner dans les meilleures conditions possible à l'étranger, aux Pays-Bas, au Canada pour les patineurs, ainsi que dans les Alpes françaises, suisses, autrichiennes…", signale Olav Spahl. Mais l'innovation technologique a constitué un autre axe majeur d'investissement : notamment dans la recherche de meilleurs matériels (combinaisons, patins et skis…) et le développement de nouveaux procédés destinés à remplacer les coûteux tests en soufflerie…
Les infrastructures n'ont pas été oubliées. C'est ainsi qu'a notamment été construit le "Dry Slope" à Genk (Limbourg), une infrastructure de pointe dédiée au ski et snowboard freestyle – un investissement de quelque 4 millions d'euros. Ce complexe indoor abrite deux pistes artificielles à pente réglable conçues pour l'entraînement aux sauts et aux figures.
Et à Elsenborn, a été a inauguré, en 2022, un véritable stade de biathlon permettant aux athlètes de s'entraîner au tir et en skis-roues sur une piste d'asphalte qui simule les conditions de course.
"L'idée n'est pas d'envoyer le plus de sportifs belges aux JO mais de sélectionner ceux qui seront capables de figurer dans le top mondial, voire de monter sur le podium, dans certaines disciplines".
Par ailleurs, un projet "Be Gold" a été conçu, visant à soutenir les plus jeunes talents, avec l'espoir de les amener à être sélectionnables non pour la prochaine édition des JO mais pour celles qui suivront.
Olav Spahl insiste toutefois sur un élément : "Nous sommes extrêmement attentifs au niveau de performance de nos athlètes d'hiver. L'idée n'est pas d'envoyer le plus de sportifs belges aux JO mais de sélectionner ceux qui seront capables de figurer dans le top mondial, voire de monter sur le podium, dans certaines disciplines". À Milan et Cortina, la délégation belge espère doubler le nombre de médailles (2) décrochées à Pékin, en 2022. Grâce à son groupe de 30 athlètes, la Team Belgium a déjà réussi ses Jeux. Reste maintenant à ajouter la cerise sur le gâteau…
AB InBev parmi les sponsors principaux du CIO
Si les sportifs de notre plat pays seront nombreux et ambitieux en Italie, on devrait beaucoup y voir également la société belge la plus connue dans le monde : AB InBev. "Nous sommes un partenaire TOP de du CIO (Comité International Olympique) depuis janvier 2024, avec notre marque Corona Cero. Actuellement, ce partenariat est valable jusqu'en 2032, ce qui signifie qu'AB InBev sera également partenaire des Jeux Olympiques de Los Angeles, en 2028, des Jeux d'hiver en France, en 2030, et des Jeux de Brisbane, en 2032, explique Pieter Anciaux, BU president greater Europe chez AB InBev. Le programme Olympic Partner (TOP) est le niveau le plus élevé de sponsoring olympique. AB InBev est la seule entreprise belge dans cette catégorie exclusive. Ce partenariat offre une opportunité unique de toucher des milliards de fans de sport dans le monde et de promouvoir la catégorie des bières sans alcool via Corona Cero, notre bière sans alcool à la croissance la plus rapide".
