35 milliards d'euros en jeu : après l'échec des JO de Paris, les taxis volants cherchent toujours leur envol
Il faudra encore être un peu patient avant de voir débarquer des "taxis volants" en Europe.

- Publié le 05-02-2026 à 15h03
- Mis à jour le 05-02-2026 à 15h25

On avait cru que les "taxis volants" allaient faire leur grande apparition aux Jeux Olympiques de Paris, à l'été 2024. Mais il n'en fut rien. Annoncés en grande pompe, les engins futuristes "Volocity" sont finalement restés au sol et leur fabricant, l'allemand Volocopter, a déposé une procédure d'insolvabilité quelques mois plus tard.
Les projets de "taxis volants" ne manquent pas en Europe, mais la législation ne leur permet pas encore de prendre leur envol, à l'exception de quelques zones de survol test. Le Vieux Continent a pourtant ouvert une brèche il y a un peu moins de deux ans. En avril 2024, l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) surprenait tout le monde en indiquant qu'elle prenait de nouvelles mesures concernant "deux domaines émergents de l'aviation".
Le texte parlait, en premier, des "petits avions pilotés capables de décoller et d'atterrir verticalement" (des engins aussi appelés eVTOL pour Vertical Take off and Landing) ou "taxis volants", car ces appareils sont destinés à effectuer de courts vols commerciaux. En second, l'agence évoquait "les avions à plus haut risque, à savoir les drones sans pilote".
Depuis lors, l'AESA n'a plus communiqué sur le sujet mais l'intention est là : l'Europe a validé le concept de taxis volants et travaille sur leur procédure de certification. D'ici peu ces vols urbains devraient donc être possibles chez nous. Reste toutefois encore à régler de nombreux aspects techniques de sécurité, dont celui d'un nouveau partage du ciel intégrant ces futurs engins.
Un potentiel énorme
Ce qui n'est pas une mince affaire, surtout en milieu urbain. On le voit notamment pour les hélicoptères classiques qui ne sont pas autorisés à effectuer des services de taxis dans les métropoles européennes, contrairement à ce qui se fait dans des villes comme Sao Paulo au Brésil.
Le potentiel est pourtant énorme pour ces taxis volants, destinés, pour l'instant, aux plus nantis qui désirent fuir les embouteillages au sol. Selon le cabinet Olivier Wyman, en 2035, 50 à 90 métropoles pourraient adopter le taxi volant avec 40 000 à 60 000 véhicules en opération. Ce qui générerait des revenus estimés à plus de 35 milliards d'euros.
