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La petite entreprise d'Armand Marchant tente d'éviter la crise : "Je pensais avoir plus de retombées après ma deuxième place à Gürgl"

Alors qu'il approche de la barre des 100 000 euros de gains en prize-money, le skieur continue à se démener, en coulisses, pour assouvir une passion extrêmement coûteuse.

Laurent Monbaillu
Belgium's Armand Marchant competes during the men's slalom event of the FIS Alpine Skiing World Cup in Gurgl, Austria on November 22, 2025. (Photo by Johann GRODER / various sources / AFP) / Austria OUT
Armand Marchant porte haut les couleurs de la Belgique sur le circuit mondial.

Comment devenir skieur alpin professionnel quand on vient d'un pays sans montagne et (quasiment) sans neige ? La recette est, somme toute, relativement simple : il faut… s'exiler. C'est ce qu'a fait Armand Marchant, à l'âge de 13 ans, lorsqu'il a décidé de rejoindre son entraîneur Raphaël Burtin, avec quelques autres jeunes skieurs repérés par le technicien français, à La Roche-sur-Foron.

Le Thimistérien, qui connaissait déjà bien le milieu de la montagne pour s'y rendre tous les week-ends en camping-car avec ses parents depuis la tendre enfance, n'a pas hésité, quitte à sacrifier ses études. Sa motivation et son travail ont fait le reste.

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