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Milan-Cortina 2026 : les Jeux Olympiques d'hiver "sur un terrain glissant"

Le dossier de La Libre Eco | L'édition italienne des Jeux Olympiques d'hiver dépend de la production de neige artificielle, qui sera incontournable dans le futur. Mais c'est surtout la venue des spectateurs qui pèse dans la balance.

Les JO d'hiver de Milan-Cortina devraient générer 930 000 tonnes d'équivalent CO2.
Les JO d'hiver de Milan-Cortina devraient générer 930 000 tonnes d'équivalent CO2. ©CIPRA

Cortina d'Ampezzo, en 1956. Au cœur des Dolomites, dans le nord-est de l'Italie, la station de ski accueille les Jeux Olympiques d'hiver. Septante ans plus tard, alors que la neige s'est raréfiée sur les monts alpins, la compétition internationale est de retour. Mais cette fois, en partageant l'hospitalité de l'événement avec la ville de Milan, distante de 250 kilomètres à vol d'oiseau.

"L'avantage, comparé aux Jeux de Pékin de 2022, est que d'anciennes infrastructures peuvent être réutilisées (85 % des sites de compétition selon les organisateurs, NdlR). Le désavantage, c'est la distance qui sépare les deux villes hôtes de l'événement, qui multiplie les déplacements", détaille Robert Steiger, professeur associé à l'Université d'Innsbruck, qui étudie l'impact environnemental du ski et de la neige artificielle depuis des années.

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