Non-domiciliation de Julie Taton à Mons : sans réponse à son recours d'ici le 19 septembre, il reviendra au président du bureau communal de trancher
La candidate Mons en Mieux est toujours dans l'incertitude.

- Publié le 09-09-2024 à 18h27
- Mis à jour le 09-09-2024 à 19h58

Officiellement présentée comme deuxième candidate de la liste Mons en Mieux en août dernier, Julie Taton attend toujours le verdict de son recours, introduit à la suite de sa non-domiciliation dans la Cité du Doudou. La nouvelle députée fédérale pourra-t-elle finalement être élue si les électeurs lui accordent leur confiance ? La question reste, à ce stade, en suspens.
Le temps passe pourtant et l'on devrait pouvoir s'attendre à ce que son cas soit tranché. En effet, les dépôts de liste sont prévus ces 12 et 13 septembre et leur arrêt définitif est fixé quelques jours plus tard, le 19 septembre. Quid, dès lors, si le recours est toujours pendant ? En interne au sein de Mons en Mieux, la confiance reste absolue.
"Julie sera bien sur les listes car ils ne peuvent pas l'empêcher d'y figurer. La procédure pourrait prendre plusieurs mois mais on est sereins car il n'y a eu qu'un passage de police, au lieu de trois", nous glisse-t-on en interne. Si l'on en croit ces propos, la (future ?) nouvelle Montoise pourrait donc être élue… Avant de peut-être être démise de son mandat de conseillère communale.
Renseignements pris auprès du SPF Intérieur – Direction générale Identité et Affaires citoyennes, il s'avère qu'il "n'existe pas de délai légal strict pour cette procédure. Le temps requis varie en fonction de la situation de résidence qui nous est communiquée et des vérifications qui s'imposent." Les services précisent encore qu'ils ne s'expriment pas sur les dossiers individuels en cours.
Du côté du SPW, compétent en matière d'organisation des élections communales, on nous précise que si la candidate n'a pas obtenu de réponse à son recours d'ici le 19 septembre prochain, il reviendra au président du bureau communal de trancher. "Soit il accepte les arguments de la candidate, soit il n'en tient pas compte. En tant que magistrat, il prendra sa décision au regard de la législation, en s'appuyant sur les éléments en sa possession", explique Nicolas Yernaux, porte-parole du SPW.
En août dernier, Julie Taton réaffirmait sa volonté de s'engager politiquement à Mons et confirmait continuer à chercher une école pour ses enfants et un nouveau domicile. Pour l'instant, l'ex-miss Belgique réside toujours dans un appartement appartenant à Georges-Louis Bouchez, qui rappelait encore récemment que "l'enjeu de ce recours ne réside pas dans le fait de savoir si oui ou non, Julie pourra être domiciliée à Mons, mais d'obtenir sa domiciliation à la date de la première demande, c'est-à-dire le 14 juillet."
