Communales 2024: le bourgmestre de Mons, Nicolas Martin, ironise sur l'affaire Julie Taton dans un visuel de campagne
S'il y a bien une commune où les élections seront pimentées, c'est le chef-lieu du Hainaut. Entre Mons-en-Mieux et la Liste du bourgmestre, ça ferraille durement.
- Publié le 05-09-2024 à 19h55

"Avec nous, Julie et ses parents se logent plus facilement". Voici ce qu'on peut lire sur un visuel de campagne de la Liste du Bourgmestre de Mons, le socialiste Nicolas Martin. Le texte est apposé sur la photo (tirée d'une banque d'image) d'une famille de type traditionnel. Tous sourient. Papa a les mains dans les poches, la fille, Julie, est encadrée de ses parents et la mère a les cheveux blonds.
Une femme blonde qui a des difficultés pour trouver un logement ? Cela rappelle bien évidemment les déboires que connaît par la candidate Mons-en-Mieux, Julie Taton. La députée fédérale MR pourrait être empêchée légalement de se présenter à Mons si l'administration n'accepte pas son recours demandant de reconnaître que son logement à Mons est bien son lieu d'habitation principale.
Le feuilleton dure depuis la fin du mois de juillet. Il a connu de nombreux rebondissements. Le président du MR et tête de liste Mons-en-Mieux, Georges-Louis Bouchez, a notamment accusé l'administration communale montoise d'avoir agi sous les ordres du bourgmestre Nicolas Martin pour bloquer la domiciliation. S'en sont suivis quelques échanges savoureux entre les deux hommes par médias interposés. Dans l'avant-dernier épisode, Julie Taton a officiellement déposé plainte auprès de la zone de police de Mons pour divulgation d'informations personnelles à la presse.
Cette fois, le PS a pris le soin de déguiser l'attaque en attribuant le prénom de Julie à l'enfant. Mais nul ne doute que le MR a compris le message…
