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"Depuis que j'ai refusé d'être un espion pour la Chine en Belgique, ma famille est persécutée et risque le camp de concentration ou la prison"

Ekber vit en Belgique depuis 2010. Le jeune homme issu de la minorité ouïghoure a quitté la Chine où il ne se sentait plus en sécurité. Pour La Libre, il livre un témoignage poignant, et démontre comment la Chine opère pour tenter de faire de certains de ses ressortissants de véritables collaborateurs.

Ekber vit en Belgique depuis 2010. Le jeune homme issu de la minorité ouïghoure a quitté la Chine où il ne se sentait plus en sécurité.
Ekber vit en Belgique depuis 2010. Le jeune homme issu de la minorité ouïghoure a quitté la Chine où il ne se sentait plus en sécurité. ©Jean Luc Flemal

Le rendez-vous est fixé sur une terrasse branchée située quelque part dans la métropole anversoise. Pourquoi là-bas ? "Pourquoi pas", répond, tout sourire, Ekber dans un français approximatif. "Sorry, je parle mieux le flamand. C'est devenu ma langue", plaisante-t-il.

Ekber maîtrise effectivement si bien la langue de Vondel qu'on peinerait à croire qu'il est arrivé en Belgique en 2010 sans le moindre bagage en la matière. Le jeune homme est originaire d'Aksu, région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine. Il est issu de la communauté ouïghoure, cette minorité musulmane victime de graves persécutions ethniques depuis de longues années par le régime chinois. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Ekber a quitté son pays natal.

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