Face à l'afflut des migrants à la Côte, Quintin ne veut pas mendier auprès du Royaume-Uni

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, n'a pas l'intention de solliciter le soutien financier du Royaume-Uni pour s'attaquer au phénomène de la transmigration à la Côte belge.

Asile et migration - Quintin ne veut pas mendier auprès du Royaume-Uni
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, n'a pas l'intention de solliciter le soutien financier du Royaume-Uni pour s'attaquer au phénomène de la transmigration à la Côte belge.

"La Belgique n'est pas une mendiante dont la politique dépend de chèques venant de l'étranger", a-t-il expliqué mercredi à la Chambre. Une opinion que ne partagent pas le CD&V et la N-VA.

Les zones de police de la région demandent un soutien du gouvernement. Elles prennent l'exemple de la France qui a conclu un accord de 660 millions d'euros avec le Royaume-Uni pour retenir les bateaux qui, clandestinement, tentent de franchir la Manche.

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"Je suis ouvert à la coopération, mais nous n'allons pas nous promener une casquette à la main. La Belgique n'est pas un mendiant qui subordonne sa politique à des chèques qui viennent de l'étranger. Nous devons veiller à l'indépendance et à l'État de droit", a souligné M. Quintin.

Tout le monde dans la majorité ne partage pas l'opinion du ministre MR. La députée Maaike De Vreese (N-VA) a jugé celle-ci "frappante". "Je ne vois pas cela comme une façon de brader la souveraineté mais comme une bonne coopération entre pays voisins", a-t-elle expliqué. Sa collègue Tine Gielis (CD&V) a demandé à M. Quintin de "reconsidérer sa position". "Nous constatons que les moyens des Britanniques mènent à des résultats", a-t-elle affirmé.

Dans un passé récent, la Belgique a déjà reçu un million de livres du Royaume-Uni pour lutter contre l'immigration clandestine. Les zones de police de la Côte ont principalement investi ces fonds dans l'amélioration des infrastructures, notamment dans des caméras, des drones et des véhicules de patrouille.

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