Le pont réparé "par erreur" sera bien payé par Charleroi
Épilogue de l'affaire du pont carolo rénové par erreur par l'adjudicataire d'un marché public wallon. L'entreprise Argea sera indemnisée.
- Publié le 05-11-2024 à 16h33

Un pont trop loin. Le titre de ce film de guerre de 1977 pourrait convenir à cette histoire aux relents de blague belge qui vient de connaître son épilogue au conseil communal de Charleroi.
Chargée par le SPW de remplacer les garde-corps d'un pont à Gosselies, l'entreprise Argea est intervenue sur un ouvrage presque identique… à quelques kilomètres, à Roux. C'est au moment de la réception des travaux que la méprise a été mise à jour : les services du SPW ont en effet constaté que rien n'avait été fait. Ou plutôt que l'entreprise s'était trompée de pont.
Sauf que le premier est géré par la Wallonie et l'autre entretenu par la ville, ce qui change tout pour le paiement. D'un montant de 52 000 euros, la facture sera bien honorée par Charleroi : le conseil communal a statué en ce sens ce lundi, en bonne application du Code civil qui prévoit ce cas de figure.
Comme l'a rappelé l'échevin des Travaux Eric Goffart, les garde-corps du pont de Roux devaient être remplacés. Par conséquent, les travaux n'étaient pas inutiles, ils ont permis d'anticiper un marché public qui aurait dû être passé tôt ou tard. C'est un peu comme si un jardinier venait à votre insu tailler les haies que vous deviez faire couper : vous ne l'avez pas demandé mais vous en retirez profit. En fin de compte, l'affaire ne fait que des gagnants : la ville en termes de temps, les usagers en termes de sécurité. Et l'entreprise elle-même qui aura gagné fortuitement une commande… Une convention transactionnelle a été approuvée par les conseillers : l'entreprise pourra être ainsi dûment indemnisée.
L'affaire a fait le tour des médias francophones.
