Une institutrice héroïque sauve une fillette en arrêt cardiaque à Mouscron
Laura Turillon a fait preuve de sang-froid face à une dramatique situation vécue par une enfant de 11 ans.
- Publié le 16-02-2017 à 06h52
- Mis à jour le 16-02-2017 à 12h20

Laura Turillon a fait preuve de sang-froid face à une dramatique situation vécue par une enfant de 11 ans.
Si le métier d'institutrice est sans aucun doute l'un des plus beaux qui soit, il va parfois bien au-delà des heures de cours que l'on peut imaginer. Laura Turillon, 29 ans, en est la preuve vivante.
Cette jeune institutrice de l'école Pierre de Coubertin à Mouscron et sa collègue Christine ont ainsi eu à gérer une situation hors du commun : un arrêt cardiaque d'une petite fille de 11 ans.
"Je surveillais la récréation de 10h lorsqu'au moment de regagner les rangs, une élève est tombée et ne se sentait pas bien. J'ai alors mis ma veste sous sa tête et je lui ai parlé. Finalement, elle ne me répondait plus… Une collègue a donc prévenu la direction pour appeler les secours. En attendant, la jeune fille devenait bleue et elle ne respirait plus et j'ai donc entamé un massage cardiaque", explique Laura.
Après cela, les secours sont donc arrivés sur place et ont pris le relais. Par la suite, la petite Cheyenne a donc été emmenée à l'hôpital bruxellois de Saint-Luc.
Laura avait entrepris sa formation de secouriste l'année dernière et plus que jamais, elle est très heureuse d'avoir fait ce choix.
Effectivement, il n'est en aucun cas obligatoire d'avoir ces compétences pour être institutrice. Mais l'expérience aura prouvé que chacun peut un jour être amené à les mettre en pratique.
"En dernière année d'études, nous avions eu une première formation de secourisme. Puis, de moi-même, j'ai décidé de passer le Brevet européen de premiers secours (BEPS) l'année dernière et je comptais refaire le secourisme à la fin de ce mois. Évidemment, au moment de faire la première formation, je n'avais pas pensé au jour où cela pouvait arriver", commente l'institutrice.
Depuis lors, Laura s'est repassée le film de cette épreuve à de très nombreuses reprises. Mais elle peut être fière de sa réaction plein de sang-froid. "Les parents sont venus dire, de la part de Saint-Luc, que nous avions très bien réagi", conclut Laura.
Une situation extrêmement rare
"Quand un enfant fait un malaise, c'est à chaque fois très impressionnant et interpellant. Il faut distinguer les malaises cardiaques, graves mais heureusement très rares, des malaises plus fréquents appelés syncopes vagales et de bon pronostic", explique Thierry Sluysmans, spécialiste en cardiologie pédiatrique aux cliniques universitaires Saint-Luc. "Lorsqu'un malaise se produit lors d'un effort, de la natation ou d'une émotion forte, ou si des personnes dans la famille ont fait une mort subite, il faut faire un bilan très complet. Quand un enfant perd connaissance, la plupart du temps il s'agit d'une syncope sans gravité et le médecin pourra rassurer la famille. Il n'est par ailleurs pas recommandé de faire passer des examens systématiquement aux enfants. Les bilans sont très complexes à effectuer et inutiles chez les enfants sans facteur de risque".
