Chaufferettes au gaz interdites, enseignes lumineuses éteintes entre 23 h et 6h : Bruxelles serre la vis contre les mesures énergivores
Vous êtes exaspéré de voir d'immenses bureaux vides laissés allumer en pleine nuit ? Les pouvoirs publics pourront désormais sanctionner ce comportement.
- Publié le 31-01-2025 à 20h51

Les chaufferettes resteront bien autorisées en extérieur et donc aux terrasses des cafés, mais uniquement si elles sont électriques.
Le parlement bruxellois a tranché ce vendredi mettant fin aux débats entre pratique énergivore et soutien à l'Horeca. Les chaufferettes au gaz, elles, seront par contre désormais interdites.
Dans le projet d'ordonnance voté ce vendredi, on trouve d'autres mesures visant à limiter les pratiques qui induisent une consommation superflue d'énergie. Les enseignes de publicité lumineuse par exemple devront être éteintes entre 23 h et 6 h du matin. Ce point faisait craindre, par endroits, un risque pour la sécurité nocturne, ces enseignes pouvant améliorer l'éclairage de certaines rues. L'ordonnances prévoit que des exceptions à la règle soient possibles sur décision des bourgmestres.
Fini aussi les bureaux vides qui restent allumés. L'arrêt des éclairages intérieurs des bureaux et commerces inoccupés la nuit sera maintenant inscrit dans le cadre légal. Ne pas respecter ce point revient donc à s'exposer à des sanctions.
Idem pour les commerces chauffés ou climatisés qui laissent leurs portes ouvertes. Ils devront impérativement les fermer pour arrêter de chauffer, ou refroidir l'extérieur.
Période de tolérance
Ces mesures entreront en vigueur dès leur publication officielle au Moniteur. Bruxelles environnement et les communes seront chargées de les faire respecter et de sévir si nécessaire. Mais l'administration veillera à appliquer une période de tolérance pour sensibiliser les acteurs concernés avant l'application de sanctions.
Pour Alain Maron, ministre sortant du climat et de l'énergie, "ces habitudes coûteuses, difficilement compréhensibles et mauvaises pour le climat n'ont plus leur place dans une Région où de plus en plus d'acteurs s'engagent pour réduire leur consommation énergétique et lutter contre le dérèglement climatique."

