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"Quand j'ai été diagnostiqué, le médecin m'a dit : maintenant, pour vous, il n'existe plus que deux saisons"

Alors que le premier diagnostic était une "allergie au métal de sa braguette", c'est en réalité d'une sclérodermie systémique que souffre Pascal. Cette maladie rare auto-immune provoque un durcissement et une fibrose du tissu conjonctif.

Pascal Godfirnon atteint de sclerodermie maladie rare
Pascal, atteint d'une maladie rare auto-immune, la sclérodermie systémique. ©Bernard Demoulin

Une moelleuse écharpe grise nouée autour du cou, Pascal se coiffe d'un gros bonnet et, avant d'enfiler ses gants, consulte son smartphone. "Douze degrés. Non, ça devrait aller". Une quatrième couche – le polar – ne sera pas nécessaire au-dessus du pull en laine et en dessous de la veste avant de sortir par ce sombre matin de novembre où le fond de l'air est plutôt doux. "Quand je sors emmitouflé comme ça, alors qu'il ne fait pas vraiment froid, les gens me regardent et me prennent pour un fou. Ils s'esclaffent : mais il se croit au pôle Nord, celui-là ?", nous dit-il en souriant, dans son petit appartement surchauffé. Mais pour moi, en dessous de 15°, bonnet, écharpe et gants, c'est le strict minimum. En dessous de 10°, je porte automatiquement des sous-vêtements Thermolactyl".

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