L'opposition de Netanyahou fustige la politique du gouvernement: Israël a perdu son "pouvoir de dissuasion" face à l'Iran

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a accusé lundi le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu d'avoir fait perdre au pays sa capacité de dissuasion après l'attaque iranienne sans précédent sur Israël.

<p>Le Premier ministre israélien sortant Yaïr Lapid, le 20 novembre 2022 à Jérusalem</p>
Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid. ©POOL/AFP/Archives

La politique de M. Netanyahu a entraîné une "perte totale de la dissuasion israélienne", a affirmé M. Lapid sur le réseau social X.

Israël débat sur sa riposte : "Nous ferons payer l'Iran au moment qui nous convient"

Ses propos interviennent deux jours après que l'Iran, qui soutient à la fois le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah libanais, a lancé plus de 300 missiles et drones sur Israël en représailles à une attaque meurtrière contre le consulat iranien à Damas.

Israël, les États-Unis et d'autres alliés ont intercepté la quasi-totalité des projectiles tirés lors de la première action militaire directe jamais menée par l'Iran contre son ennemi juré.

Le cabinet de M. Netanyahu, divisé entre partisans de la retenue et faucons de l'extrême droite qui réclament des représailles fortes et rapides, étudie toujours les différentes options.

Mais les États-Unis ont mis Israël en garde contre une escalade et le président américain Jo Biden a fait savoir à Benjamin Netanyahu que Washington ne participerait pas à une riposte.

M. Netanyahu se retrouve ainsi freiné dans sa volonté de répondre à Téhéran qui, malgré les avertissements préalables, n'a pas hésité à lancer ses drones et ses missiles.

Pour Téhéran, l'affaire qui l'oppose à Israël "est close"

Le cabinet de guerre devait de nouveau se réunir lundi pour décider des moyens et du calendrier de la riposte alors que M. Netanyahu ne s'est toujours pas exprimé publiquement après l'attaque.

M. Lapid a raillé "un cirque". "Il est vain de demander aux ministres de ce gouvernement d'agir avec responsabilité, mais ils doivent cesser de parler et de menacer l'Iran dans les médias" a-t-il écrit.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...