Une entreprise sur trois en Wallonie devrait engager en 2026
Une étude menée par le Forem, AKT et l'UCM montre que 49 % de ces offres seront pour des contrats en CDI.

- Publié le 04-02-2026 à 15h51
- Mis à jour le 04-02-2026 à 15h58
Depuis l'annonce de la réforme du chômage du gouvernement fédéral, la question qui se pose de manière récurrente est la suivante : existe-t-il des offres d'emploi en suffisance pour ceux et celles qui se retrouveront sur le carreau ? Pierre-Yves Jeholet (MR), le ministre wallon de l'Emploi a tenu à rappeler, mercredi matin, qu'il n'avait "jamais dit qu'il y avait de l'emploi pour tout le monde, tout de suite. Pour certains chercheurs d'emploi le parcours sera plus lent".
Néanmoins, il y aurait en 2026, un nombre important d'offres d'emploi en Wallonie. C'est du moins ce qui ressort d'une étude commandée par le ministre et menée par le Forem en collaboration avec l'UCM et AKT. Basées sur une méthode de travail calquée sur ce qui se fait en France (chez France Travail) depuis de nombreuses années −"et qui a fait ses preuves" insiste la patronne du Forem, Raymonde Yerna −, les conclusions de cette étude présentée, mercredi à Namur, sont positives selon les différents intervenants. Près d'une entreprise wallonne sur trois en Wallonie recruterait cette année.
L'étude menée auprès de 70 000 entreprises (TPE, PME et grandes entreprises) a permis d'obtenir des réponses de 10 000 d'entre elles, "ce qui est positif pour ce genre d'étude", explique encore la patronne du Forem. Sur base des réponses reçues, il apparaît que les 10 000 entreprises répondantes annoncent un peu plus de 16 000 offres d'emploi en 2026. Et si on suit les extrapolations pour l'ensemble des entreprises sollicitées, ce serait alors plus de 80 000 offres d'emploi qui pourraient être disponibles. Et pour l'ensemble du marché du travail wallon, ce "chiffre qui peut être multiplié par quatre si on se base sur les méthodes de calcul de France Travail", explique encore Madame Yerna. Des chiffres à prendre avec prudence bien entendu, de l'aveu même des différents intervenants. La situation internationale peut dégénérer, etc.
Le Hainaut et Liège
L'étude montre aussi que c'est dans le Hainaut (34 %) et en province de Liège (28 %) que le plus grand nombre d'offres d'emploi seront disponibles. Il est aussi précisé que 49 % de ces offres seront pour des contrats en CDI, 28 % pour des CDD, 5 % pour de l'interim option CDI et 4 % pour de l'interim pur.
Plus de 80 % de ces emplois seront proposés par des grandes entreprises.
Il faudra aussi que l'offre de formation du Forem continue de s'adapter aux profils des chercheurs d'emplois ainsi qu'aux réels besoins des entreprises".
Au niveau sectoriel on peut aussi déterminer les besoins sous-région par sous-région, ce qui permettra aux différents partenaires du Forem qui accompagnent les demandeurs d'emploi d'orienter au mieux ces derniers. Les principaux secteurs concernés par ces futurs recrutements sont la santé humaine et l'action sociale, les activités de services administratifs et de soutien, le commerce et la construction.
"Il faudra aussi que l'offre de formation du Forem continue de s'adapter aux profils des chercheurs d'emplois ainsi qu'aux réels besoins des entreprises. Mais celles-ci doivent aussi jouer le jeu. Venir dire qu'on veut embaucher et puis chercher uniquement des moutons à cinq pattes, cela ne va pas", estime Pierre-Yves Jeholet, que Pierre-Frédéric Nyst, le patron de l'UCM a tenu à rassurer sur ce point.
