Vandenbroucke revient sur son absence à la conférence de presse et sur les tensions au sein du Codeco: "J'ai l'impression d'être le seul à taper du poing sur la table"

Frank Vandenbroucke était l'invité du journal de 13h de la RTBF ce mercredi. Il est revenu sur le "plan-été" annoncé hier ainsi que sur les critiques qui ont fusé à son égard ces derniers jours.

Nicolas Ost
Vandenbroucke revient sur son absence à la conférence de presse et sur les tensions au sein du Codeco: "J'ai l'impression d'être le seul à taper du poing sur la table"
©Auvio

Les infirmiers ont haussé le ton ces derniers jours contre Frank Vandenbroucke. U ne lettre lui a même été envoyée , signée par 120 chefs et cadres en soins intensifs ainsi que 59 établissements hospitaliers qui menacent "d'actions fortes " en cas d'absence de réponse de la part du Ministre fédéral de la Santé. Sur le plateau d'Ophélie Fontana, il répond à leur mécontentement : " Je comprends bien que les infirmiers soient à bout. Cela fait 16 mois qu'ils sont au front. Mais on a pris des mesures. Il y a notamment le Fond Blouses blanches. On parle de 400 millions d'euros qui vont permettre d'embaucher du personnel supplémentaire. Et pour être très précis, pour l'année 2021, la priorité du fond, c'est d'embaucher un équivalent temps plein supplémentaire par unité de soins, ce qui permettra de faire sortir l'infirmière en chef du cadre normatif ."

Par ailleurs, il a également annoncé être proche d'un accord en vue de revalorisations salariales du personnel infirmier: "On est en train de finaliser les négociations là-dessus. Nous allons investir 600 millions d'euros pour revaloriser les salaires. Cela devrait commencer dès juillet. "

Il dément toute démission

" Non. Je suis là pour défendre les intérêts du secteur des soins de santé. Il faut quand même une personne dans le Codeco qui défend les intérêts des soins de santé. Et donc, je vais rester là. Mais je crois que la difficulté, c'est de trouver un équilibre entre, d'un côté ce souci de retrouver la liberté et la vie normale, et d'un autre côté retrouver une vie normale dans les hôpitaux " a-t-il déclaré à la présentatrice du JT de 13h.

" Je suis encore le seul à taper durement sur la table pour cela et je vais continuer à le faire ."

Également invité à la VRT, Frank Vandenbroucke s'est montré plus ferme: "Il doit bien y avoir une personne au sein du Comité de concertation qui défend les intérêts des soins de santé et qui prend à cœur les préoccupations des dizaines de milliers de personnes qui travaillent dans ce secteur. (...) J'ai parfois l'impression que je suis encore le seul à taper durement sur la table pour cela et je vais continuer à le faire. Je ne vais pas abandonner le personnel des hôpitaux. C'est encore extrêmement difficile dans les hôpitaux aujourd'hui. "

Sur son absence à la conférence de presse : "je n'étais pas fâché"

Concernant son absence lors de la conférence de presse du Codeco de ce mardi, le ministre de la Santé s'est simplement contenté de nier un quelconque lien avec les discussions tendues qu'il a pu avoir avec Jan Jambon : " J'avais dans mon agenda la commission de la santé publique, qui a finalement été annulée. Je n'étais pas fâché comme certains l'ont dit".

Les discothèques : le vilain petit canard du "plan-été"

La plupart des secteurs ont été heureux des assouplissements annoncés hier prévus pour le 9 juin prochain. Un secteur reste cependant oublié et semble même exclu de toutes négociations : les discothèques. Selon Frank Vandenbroucke il n'est pas possible de faire respecter les règles prévues pour les autres secteurs : " On va rouvrir toute une série de secteurs mais avec des protocoles très stricts. Comment est-ce qu'on peut garantir la distanciation sociale d'un mètre cinquante dans des boîtes de nuit ? C'est quand même impossible."

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