Procès Nemmouche: Laurence Massart, une magistrate pédagogue et humaniste
Présidente de la cour d'assises de Bruxelles-Capitale qui juge actuellement Medhi Nemmouche.
- Publié le 15-01-2019 à 06h51
- Mis à jour le 15-01-2019 à 07h19

Présidente de la cour d'assises de Bruxelles-Capitale qui juge actuellement Medhi Nemmouche. Portrait. La présidente de la cour d'assises de Bruxelles-Capitale, qui juge actuellement Mehdi Nemmouche, est une conseillère aguerrie de la cour d'appel de Bruxelles. Laurence Massart, qui va mener, à compter de ce mardi, l'interrogatoire des accusés de l'attentat contre le Musée juif de Bruxelles, est d'ailleurs appelée à devenir, en avril, la première présidente de la cour d'appel. Il pourrait dès lors s'agir de l'une de ses dernières présidences de cour d'assises.
C'est en tout cas elle qui a été proposée à ce poste par le Conseil supérieur de la justice. Une "désignation" qui fait quelque peu grincer des dents les magistrats néerlandophones, car Laurence Massart ne serait pas connue pour être une parfaite bilingue.
Une pédagogue et une humaniste
Mais c'est une pédagogue parfaite, qui aime expliquer aux acteurs d'un procès d'assises quel est leur rôle et comment se déroulent les débats judiciaires.
Elle ne le fait d'ailleurs pas qu'à l'audience puisqu'elle a accepté de participer, en compagnie de Xavier Borremans, greffier à la cour d'assises, à des vidéos très instructives, visibles sur le site questions-justice.be.
Ce souci de comprendre le dessous des choses, elle l'a manifesté au procès Nemmouche où, usant de son pouvoir discrétionnaire, elle a décidé d'entendre plusieurs experts du conflit armé en Syrie et du phénomène de radicalisation.
Mme Massart est également connue pour faire preuve d'une grande humanité avec les parties à un procès, certains la jugeant même parfois trop "aimable" avec les accusés. Beaucoup estiment au contraire qu'elle adopte le ton qu'il faut et que la confiance qu'elle met dans la nature humaine est souvent bien placée. Laurence Massart a également la réputation d'être une "bosseuse", qui connaît ses dossiers et ne laisse rien au hasard.
Elle a laissé un bon souvenir de son passage à la 11e chambre de la cour d'appel, où elle s'occupait de dossiers financiers.
Depuis plusieurs mois, elle était devenue le véritable bras droit de Luc Maes, le premier président de la cour, une juridiction qui manque cruellement de bras et qui va être difficile à gérer.
